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Cuisine

Crédence de cuisine à Monaco

Une hauteur imposée au millimètre, des prises à contourner et un chant d’extrémité à traiter. Trois mètres carrés qui demandent une journée.

Crédence de cuisine à Monaco
Savoir-faireFinitions, coupes d’onglet et calepinages maîtrisés

Crédence de cuisine

Quelques mètres carrés où tout se joue à l’ajustement

Une crédence de cuisine représente rarement plus de trois ou quatre mètres carrés. C’est pourtant l’un des ouvrages les plus exigeants d’un logement, parce qu’elle est coincée entre deux éléments qu’on ne peut pas déplacer : le plan de travail en bas, les meubles hauts en haut.

Cette hauteur libre, généralement comprise entre cinquante et soixante centimètres, doit être remplie par un nombre entier de carreaux ou par des coupes assumées. Il n’y a aucune marge : une coupe de deux centimètres sous les meubles hauts se voit immédiatement, à hauteur d’œil.

S’y ajoutent les contournements : prises électriques, souvent nombreuses et rarement alignées sur le calepinage, sortie de hôtte, parfois une fenêtre ou un retour d’angle. Chaque contournement doit être net.

Enfin, la crédence subit des projections grasses et acides quotidiennes derrière les plaques de cuisson. C’est la zone où nous recommandons systématiquement un joint époxy.

50-60 cmhauteur libre typique
3-4 m²surface moyenne
1 jde pose
époxyderrière les plaques
Le calcul de la hauteur, point de départ obligatoire

Le calcul de la hauteur, point de départ obligatoire

La première chose que nous faisons est de mesurer la hauteur exacte entre le plan de travail et le dessous des meubles hauts, en plusieurs points. Elle varie souvent de quelques millimètres d’un bout à l’autre, le plan de travail n’étant pas toujours parfaitement de niveau.

Trois cas se présentent. Si la hauteur correspond à un nombre entier de carreaux, tout est simple. Si elle laisse une coupe importante, on la place en haut, contre les meubles, où elle sera masquée par l’ombre. Si elle laisse une coupe fine, on ajuste le format ou on décale le calepinage.

Un quatrième cas existe : le format modulaire choisi à dessein. Beaucoup de crédences se font aujourd’hui en format métro ou en petit format précisément parce qu’il permet de tomber juste sur la hauteur disponible.

Méthode

Poser une crédence

Une journée de travail, dont une bonne partie en mesure et en tracé.

01

Relevé précis

Hauteur en plusieurs points, longueur, position exacte de chaque prise, de la sortie de hôtte et des éventuels retours d’angle.

02

Préparation du mur

Poncçage, rebouchage, contrôle à la règle. Sur une cuisine existante, il faut souvent retirer une ancienne crédence collée ou un reste de peinture glycéro.

03

Tracé et simulation

Le calepinage est tracé au laser et simulé sur toute la longueur. On vérifie où tombent les prises par rapport aux joints.

04

Découpes des contournements

Les prises se découpent à la scie cloche ou à la meuleuse guidée, en pleine matière quand c’est possible. Une prise à cheval sur quatre carreaux donne un résultat négligé.

05

Pose

Colle adaptée au mural, croisillons, contrôle au niveau. La première rangée repose sur le plan de travail, avec un jeu de deux à trois millimètres pour le joint souple.

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Joints et finitions

Époxy derrière les plaques de cuisson, cimentaire ailleurs. Joint silicone souple à la jonction avec le plan de travail et dans les angles. Chant d’extrémité traité en onglet ou par un profilé assorti.

Les détails qui distinguent une belle crédence

Les détails qui distinguent une belle crédence

La jonction avec le plan de travail. Elle reçoit un joint souple, jamais un joint rigide. Le plan de travail bouge légèrement, notamment sur un meuble en bois soumis à l’humidité. Un joint rigide fissurerait en quelques mois.

La fin de crédence. Là où la crédence s’arrête, le chant du dernier carreau reste visible. Une coupe d’onglet avec un retour, un profilé discret ou un carreau à chant émaillé règlent la question. Laisser le tesson brut apparent est le défaut le plus courant.

Les prises. Idéalement, elles perçent un carreau plutôt que de tomber sur un croisement de joints. Quand l’emplacement est imposé, nous ajustons le calepinage pour que le résultat reste propre.

La zone de hôtte. Souvent plus haute que le reste, elle demande un raccord soigné entre les deux hauteurs et un traitement d’angle si la hôtte est encastrée.

Choisir le matériau d’une crédence

La faïence reste le choix le plus fréquent : économique, riche en décors, facile à nettoyer. Le format métro y domine, en pose droite ou décalée.

Le grès cérame grand format permet une crédence sans aucun joint, d’une seule pièce sur toute la longueur d’un plan de travail. C’est la solution la plus facile à entretenir et la plus contemporaine. Elle exige un mur parfaitement plan et une manutention à deux.

Les carreaux de ciment apportent un caractère fort en crédence. Attention : ils sont poreux et sensibles aux acides. Derrière des plaques de cuisson, ils demandent un bouche-pores efficace et un entretien attentif.

Le marbre et la pierre donnent un rendu haut de gamme, notamment en continuité avec un plan de travail en pierre. Même réserve : ils craignent le citron, le vinaigre et les détergents acides.

La mosaïque revient régulièrement, en zellige ou en écailles. Le rendu est superbe ; l’entretien impose un joint époxy pour rester serein.

Nous vous orientons selon votre façon de cuisiner autant que selon vos goûts : une cuisine très utilisée ne se traite pas comme une cuisine d’appoint.

Crédence et sol : penser l’ensemble

Crédence et sol : penser l’ensemble

Une cuisine comporte deux surfaces carrelées qui se répondent : le sol et la crédence. Les traiter séparément donne souvent un résultat hétéroclite.

Trois approches fonctionnent. Le contraste : sol sobre et crédence marquée, ou l’inverse. La continuité : même matière en bas et en haut, très contemporaine avec un grand format. Le rappel : deux matériaux différents partageant une teinte commune.

Ce qui fonctionne moins bien, ce sont deux matériaux très proches mais pas identiques : l’œil perçoit l’écart comme une erreur plutôt que comme un choix.

Nous en discutons au moment du devis, échantillons en main, avant que les commandes ne soient passées.

Savoir-faire

Trois mètres carrés, une journée entière

Une crédence surprend souvent au moment du devis : trois mètres carrés, une journée de travail. La raison tient au ratio entre surface et contraintes. Sur trois mètres carrés, il y a deux angles, cinq ou six prises, une sortie de hôtte, un chant d’extrémité, une jonction avec le plan de travail et une hauteur imposée au millimètre.

C’est proportionnellement bien plus de points singuliers qu’un sol de trente mètres carrés.

C’est aussi une surface très regardée : on la voit chaque fois qu’on cuisine, à courte distance, et sous un éclairage souvent rasant installé sous les meubles hauts — le pire éclairage possible pour un carrelage mal posé.

  • Hauteur mesurée en plusieurs points avant calepinage
  • Prises découpées en pleine matière quand c’est possible
  • Chant d’extrémité traité, jamais laissé brut
  • Joint souple à la jonction avec le plan de travail
  • Joint époxy derrière les plaques de cuisson
  • Coupe importante placée en haut, jamais en bas

Questions frequentes

Vos questions sur les crédences

Oui, dans la grande majorité des cas. Nous travaillons entre le plan de travail et les meubles hauts, en protégeant soigneusement les surfaces. Il faut simplement pouvoir couper l’électricité le temps de déposer les prises, et déplacer les appareils qui gênent l’accès.

Elle est imposée par la cuisine : du plan de travail au dessous des meubles hauts, soit cinquante à soixante centimètres. Sur un mur sans meubles hauts, on monte généralement à soixante centimètres pour rester cohérent, ou jusqu’au plafond pour un effet de pan complet.

Pas nécessairement. Derrière les plaques de cuisson, oui : les projections grasses et acides détruisent un joint cimentaire en quelques mois. Sur le reste de la crédence, un joint cimentaire de qualité tient très bien. La solution mixte est souvent la plus raisonnable.

Techniquement oui, après dépolissage et primaire. Mais la surépaisseur de 12 à 15 mm réduit d’autant le dégagement derrière le plan de travail et fait reculer les prises, qui doivent être rehaussées. Sur une petite surface comme une crédence, la dépose est souvent plus simple.

Excellente, si le mur le permet. Une seule dalle sur toute la longueur supprime tous les joints, donc tout l’entretien. Les contraintes sont la planéité du mur, la manutention à deux, et les découpes de prises à réaliser sur une pièce coûteuse qu’on ne peut pas rater.

Crédences : nos secteurs

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